AE 1909 Le Panier d’osier

La cloche a sonné dans la cour de récréation, le maître nous a demandé de sortir une feuille blanche, il nous donne le sujet de réaction : décrire le panier d’osier de nos vacances. Je ne comprends pas très bien ce qu’il souhaite. Heureusement, il nous donne un exemple. Dans mon panier d’osier des vacances, je mets mes souvenirs, j’espère y trouver des moments plus beaux les uns que les autres :
Dans mon panier d’osier des vacances, je mets le pique-nique que nous mangerons à l’ombre de ce grand noyer.
Dans mon panier d’osier des vacances, je mets mes rêves qui se formaient dans le tumulte de l’hélice du bateau
J’y mets aussi les notes de musique lancées par ce musicien rencontré à l’improviste
J’y trouve un sourire déposé sur mon oreiller

Bref, il s’agit d’abord de faire un inventaire. 
Ceux qui le souhaitent peuvent revenir sur une proposition pour la détailler en un ou plusieurs paragraphes.

2 thoughts on “AE 1909 Le Panier d’osier

  1. bernard delmotte 9 septembre 2019 at 9 h 34 min

    Bien. OK, c’est donc parti pour les mystères du panier des vacances !!!

  2. Olivier Magnies 22 septembre 2019 at 15 h 07 min

    Dans mon panier d’osier des vacances, je mets

    Cette cueillette et la compote de fruits que nous fîmes, le quatre-quarts et les odeurs qui parfumèrent notre fin d’après-midi.
    La rencontre inopinée d’un musicien dans la forêt.
    La performance de cet acteur de rue saluée par des passants émus aux larmes d’avoir vu quelque chose d’exceptionnel.
    Notre promenade en canoë sous les falaises. Que nous étions frêles sous l’immensité de ces roches !
    Cette chorale improvisée autour de nos chants scouts et des saucisses grillées au feu de bois. Dieu qu’elles étaient bonnes et que la moutarde était piquante !
    Ma jeunesse que j’essayais de retrouver, sans honte, en chaussant une paire d’échasse.
    Les larmes de l’auteur de la pièce de théâtre quand, à la fin du spectacle, il monta sur scène, sous les applaudissements des spectateurs.
    Nos mains qui conversaient à notre insu.
    Mon petit-fils sur les genoux et mes efforts pour lui faire poser ses mains enduites de peinture sur mon carton à dessin.
    Une randonnée nocturne à la lumière de nos lampes de poche.
    Les deux grands auto-portraits réalisés par cet artistes japonais. Je me plus à les regarder, à essayer de comprendre pourquoi je préférais celui de droite.
    Ce livre que je dévorais lentement pour l’apprécier davantage.
    La fierté des enfants après avoir fait leur trek dans la rivière.
    Ces siestes à l’ombre que nous imposait la canicule et ce souffle d’air qui nous éventait.
    Et tout ce temps que nous avons consacré à rester en vacance.

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