LE COUP DE CANIF

LE COUP DE CANIF

Comme une gifle ou un coup bas,

Un coup d’canif au doux contrat,

Zéro pointé sur tout’ la ligne,

KO, touché en cœur de cible ;

Je n’ai rien vu et je m’en veux,

Tu as bien su et je t’en veux,

On tient sa vie à un cheveu,

C’n’est pas ici mon seul aveu.

Tous tes secrets sous mots de code,

Ces liens cachés sous tes icones,

Cette distance et tes silences,

Prenn’ tous leurs sens en ton absence.

Coup de couteau fiché dans l’dos,

Une goutte d’eau qui, crescendo,

Tombe et s’instille dans mon décor,

Je pars en vrille et en remords.

Je n’ai rien vu et je m’en veux,                 

Tu as bien su et je t’en veux,

On tient sa vie à un cheveu,

C’n’est pas ici mon seul aveu.

J’n’ai pas su lire entre les mots

Tous tes messages subliminaux,

Suivre tes signes en jeux de piste,

C’n’était pas sage, juste égoïste.

Pas de victime, aucun bourreau,

D’ennemi(e) intime, d’after-ego.

On n’a pas su juger du rythme

Ni conjuguer l’accord des rimes.

Je n’ai rien vu et je m’en veux,

Tu as bien su et je t’en veux,

On tient sa vie à un cheveu,

C’n’est pas ici mon seul aveu.

Inadvertance, indifférence,

Quelle différence quand on y pense ?

On s’est sans doute perdus de vue

Sur notre route… au dépourvu.

Alain VARLET

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